Lot 38
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). La Saône à " Pierre Scize ". Huile sur toile signée...

Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...
Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868). 
La Saône à " Pierre Scize...

Antoine DUCLAUX (Lyon, 1783-1868).
La Saône à " Pierre Scize ". Huile sur toile signée en bas à droite et datée 1820. 55 x 81 cm. État de conservation : infimes accidents à la toile, légères et fines craquelures. Très légers manques au cadre.
Antoine DUCLAUX, issu d'une famille bourgeoise de négociants lyonnais, doit fuir la Terreur avec sa famille, menant une existence misérable en Bourgogne. De retour à Lyon, sa mère le fait entrer dans une maison de commerce. Profitant d'un voyage à Naples en 1805, il entre au service de Joseph Bonaparte et renoue avec la peinture, puisant en ces lieux un amour des couleurs et des lumières calmes et douces. Il rentre à Lyon vers 1810 où il devient élève de Revoil et se consacre à la peinture de paysage d'après nature. Il débute sa carrière officielle au Salon de Paris en 1812. Accompagné de ses amis Fleury-Richard, Bonnefond, Genod et Rey, il arpente la région, avec un goût particulier pour les vues de la Saône. En 1824, il dresse le portrait de groupe de ses compagnons sur fond de Saône à l'Île Barbe (Musée des Beaux-Arts, Lyon, Inv. A 142). En 1820, il exécute " 'La Saône à Pierre Scize ", chef-d'oeuvre de la peinture de genre, que nous vous présentons aujourd'hui.
Un jour d'été au ciel clair sur la ville, soleil du matin. L'orage semble menacer le quartier de Tassin. La Saône est calme, pas une vague à la surface. Duclaux veut capter l'instant du lieu et de ses occupants. Les débardeurs et les scieurs de bois approvisionnent en matériaux les bâtisseurs du nouveau quartier de Vaise. Ce bois est transporté par la Saône sur des plates stationnées en contrebas à droite. Au premier plan, un contremaître en chemise blanche et gilet rouge peine à maîtriser un cheval à robe grise. Il vient de perdre son haut-de-forme dans cette lutte. Ingres disait d'ailleurs d'Antoine Duclaux qu'il était celui qui dessinait le mieux les animaux. Au sud de la plate garnie de bois, une barque chargée de foin et encadrée de bateaux lavoirs et leurs lavandières. Sur la rive gauche, les bateliers s'affairent autour de leurs embarcations chargées de pierres. Les habitations des deux rives sont reproduites avec une grande minutie. Surplombant la scène, rive gauche, trône le fort Saint-Jean, rempart défensif de l'entrée nord de la ville. À ses pieds, l'on aperçoit les greniers d'abondance. En traversant le pont Hallincourt, les berges sont occupées par des constructions des XVème et XVIème siècles dont bon nombre subsistent aujourd'hui. En arrière-plan, la colline de Fourvière s'étend avec ses villas et maisons religieuses parmi lesquelles le couvent des carmes déchaussés. Sur la crête, se détache la silhouette de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Fourvière.
Cette oeuvre est une véritable tranche de vie sous la Restauration à Lyon dont se dégage une immense quiétude. La technique minutieuse, la précision quasi-photographique des bâtiments, de la géographie des lieux, de la botanique et des petits métiers en fait un véritable document historique.
Bibliographie : Reproduit dans Elisabeth Hardouin-Fugier, Etienne Grafe. La peinture lyonnaise au XIXème siècle. Reproduit en double page, pp. 46-47. Reproduit recto-verso sur la jaquette.

Estimation : 20 000 € à 30 000 €
Adjugé : 22 000 €

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SVV Bérard-Péron

Commissaires-priseurs
Antoine Bérard
François Péron
Rémy Rousselot
Grégoire Battin